Atelier Souriau, ULB

25 septembre 2011

L’atelier Souriau est un séminaire de lecture de textes philosophiques qui se concentre, comme son nom l’indique, sur l’oeuvre d’Etienne Souriau. Pour l’année académique 2011-2012, nous lirons L’ombre de Dieu, publié aux PUF en 1955. En passant par l’instauration philosophique et la surexistence, nous suivrons les trajets de l’illusion, des renoncements et des paris qui se tissent entre l’homme, le monde et la notion de Dieu dans la philosophie du vingtième siècle.

L’atelier Souriau aura lieu tous les mercredis à partir du 05/10/2011, de 17h00 à 19h00, au local 5PA de la Bibliothèque des Sciences humaines (bâtiment NB, Université Libre de Bruxelles). Dans la mesure où il s’agit d’un atelier, la participation régulière est en principe obligatoire. Il n’y a pas de doute qu’il est beaucoup plus productif de se retrouver régulièrement avec les mêmes personnes que de voir la plupart des visages changer à chaque fois. Des absences exceptionnelles sont évidemment envisageables (mission, participation à un colloque, etc.) à condition d’être annoncées à l’avance

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Programme 2011-2012 du centre PROSPERO – Langage, image et connaissance aux FUSL

18 septembre 2011

Voici, en PDF, le programme 2011-2012 du Centre Prospéro – Langage, image et connaissance des Facultés universitaires Saint-Louis: Langage-image programme 2011-2012

Veuillez déjà noter qu’en plus de ses séances mensuelles, le centre organise cette année deux colloques internationaux. Le premier, organisé avec la collaboration de Philippe Sabot (Lille-III) aura lieu les 15 et 16 décembre 2011 autour du thème : « Philosophie du western ». Le second, fruit d’une collaboration entre l’URT Image et Culture visuelle de l’Université Libre de Bruxelles, aura lieu à l’ULB et aux FUSL les 23 et 24 mars 2012. Il portera sur le thème : « Image et philosophie : les usages conceptuels de l’image ». Le programme détaillé de ces deux colloques vous sera envoyé prochainement.


« L’usage du tableau : anthropologie et histoire des sciences » – Descola & Latour, 28-29/09, ULg

14 septembre 2011

L’usage du tableau : anthropologie et histoire des sciences

 L’université de Liège (ULg) et le Groupe de recherche Fructis ont le plaisir de recevoir Bruno Latour et Philippe Descola les 28 et 29 septembre 2011.

 PROGRAMME

 28 septembre 2011 : Dialogue entre Philippe Descola (Coll�ge de France et EHESS, Paris) et Bruno Latour (Sciences Po, Paris)

 L’émergence d’une philosophie de la nature entre le 16ème et la fin du 18ème siècles reste, entre historiens et philosophes, un sujet de débats d’autant plus vifs que les questions écologiques s’imposent à la pensée. La controverse concerne à la fois l’anthropologie de la nature développée par Philippe Descola et les “humanités scientifiques” proposées par Bruno Latour. Dans ce dialogue nous voudrions ajouter la question clef des techniques de représentation et particulièrement l’influence des techniques picturales. La question à explorer en commun devient celle de savoir ce que les sciences naissantes ont tiré des inventions des peintres.

 9h30-9h45 : Accueil et introduction des journées : Laurence Bouquiaux, Vinciane Despret, Lucienne Strivay

 9h45-11h15 : Conférence de Philippe Descola.

 11h15-11h45 : pause café.

 11h45-13h : Réponse de  Bruno Latour.

 Pause de midi.

 14h30h-16h00 : Conférence de Bruno Latour.

 16h00-16h30 : pause café.

 16h30-17h45 : Réponse de Philippe Descola.

 17h45-18h30 : Débat avec la salle


 29 septembre 2011 de 9h30 à 18h30 : Dialogue avec Philippe Descola (Collège de France et EHESS, Paris)

 Le pouvoir qu’exercent sur nous les images vient en partie de ce qu’elles paraissent animées d’une causalité intentionnelle propre qui en fait des agents sociaux presque comme les autres. Mais la manière dont elles prennent vie n’est pas uniforme et dépend des propriétés ontologiques que l’on prête par ailleurs aux objets du monde. La conférence en proposera une systématique raisonnée.

 9h30-11h : Conférence de Philippe Descola : “La vie des images” (1e partie).

 11h-11h30 : pause café.

 11h30-13h : Conférence de Philippe Descola : “La vie des images” (2e partie).

 Pause de midi.

 14h30-16h00 : Table ronde (1e partie).

Animée par Bernard Charlier (Paris/LAS), Sébastien Laoureux (FUNDP), François Mélard (ULg/Seed).

 16h00-16h30 : pause café.

 16h30-17h45 : Table ronde (2e partie).

Animée par Catherine Mougenot (ULg/Seed), Olivier Servais (UCL/Laap), Lucienne Strivay (ULg).

17h45-18h30 : Débat avec la salle.

 Comité organisateur

Pour le Groupe de recherche Fructis (www.fructis.ulg.ac.be) :

Laurence Bouquiaux (ULg, Philosophie des sciences), Vinciane Despret (ULg, Philosophie des sciences) et Lucienne Strivay (ULg, Anthropologie de la nature).

 
Lieu
Salle des Professeurs
Place du XX-Août, 7
Université de Liège
4000 Liège
Belgique
 

Accès libre, places limitées, réservation obligatoire :

Bastien Dannevoye (bdannevoye@ulg.ac.be)


Appel à communications – Technique(s), politique et médiation – ULg (+ programme du séminaire)

6 septembre 2011

Séminaire de philosophie sociale et politique

(Th. Berns, Fl. Caeymaex, J. Pieron)

Année académique 2011 – 2012

Appel à communication pour les doctorants (colloque des 1er et 2 mars 2012)

« Technique(s), politique et médiation »

La question des techniques peut-elle servir d’analyseur des questions politiques ?

Si le discours sur l’art de l’Encyclopédie pouvait encore référer les techniques aux finalités humaines et aux normes de la nature, le
discours contemporain souligne au contraire le paradoxe constitutif de la technique pensée comme auxiliaire de l’activité humaine : la
technique permet et potentialise l’action, mais en modifie le cours, en contrarie — voire même en détermine — les intentions initiales. Bien que
produite d’après une rationalité humaine, elle s’avère toujours susceptible de prendre l’apparence d’une rationalité autonome, sinon de
se constituer réellement en puissance indépendante. Les techniques faites systèmes ou dispositifs n’ont rien de neutre, mais se définissent
comme des conducteurs du pouvoir et des relais de la domination, des modes contraignants d’organisation sociale.

Sans doute l’une des grandes préoccupations théoriques et politiques de l’époque contemporaine fut-elle de chercher à savoir comment échapper au « règne de la technique », que ce soit par l’idéal d’un affranchissement ou par le projet d’une maîtrise et d’un contrôle raisonné des systèmes
techniques et de leurs effets sur l’homme et la nature. Si nombre de penseurs contemporains restent pris dans cette perspective, certains
(philosophes, anthropologues, historiens des sciences et des techniques) se sont montrés soucieux de penser la technique pour elle-même,
c’est-à-dire à partir de réalités techniques déterminées, des détails de leur fonctionnement et de leurs effets. Cette perspective analytique
subvertit les partages conceptuels de l’ontologie traditionnelle et moderne : elle rend incertaines, en tout cas difficilement assignables,
les frontières de la nature et de l’histoire, du naturel et de l’artificiel, de l’organe et de l’outil, du vivant et de l’inerte, ou
encore de la théorie et de la pratique. Plus profondément, elle amène à problématiser diversement la distinction entre les organisations
sociales humaines et les organisations machiniques, entre l’ordre des sujets humains et celui des objets.

En interrogeant les fondements de l’anthropologie philosophique — le schème téléologique, voire théologique, d’une activité humaine
souveraine et autonome —, la pensée des techniques questionne donc par contrecoup les présupposés, mais aussi les conséquences ou effets
politiques de l’hypothèse d’un « règne de la technique ». Le projet de maîtrise raisonnée de la technique ou de son émancipation ne
présuppose-t-il pas le modèle d’une activité humaine souveraine et maîtresse de soi ? Les critiques politiques traditionnelles de la
technique ne reconduisent-elles pas l’idéal d’un corps politique pleinement présent à soi, par-delà les médiations
institutionnelles et représentatives ? Pouvons-nous aujourd’hui penser jusque dans leurs conséquences sociales et politiques les techniques et
les technologies non pas comme de simples intermédiaires dans la réalisation des fins humaines — ni comme les vecteurs d’une domination
totalisante —, mais comme autant de médiations à construire et à déconstruire ?

Le projet du Séminaire de philosophie sociale et politique (2011-2012) est double :

* d’une part, il s’agira de montrer que la question de la technique peut servir d’analyseur des questions politiques ; que
le traitement conceptuel réservé à la technique nourrit,  explicitement ou implicitement, une certaine détermination de la
politique. Il ne s’agira pas d’aborder la position des  philosophes à l’égard de la « réalité technique » en général,
mais d’analyser les différentes manières de penser, catégoriser  ou problématiser celle-ci. Ainsi, la question des rapports entre
les sciences et les techniques, celle du statut de la rationalité propre aux techniques (rationalités technologiques
vs rationalités socio-techniques), celle de la détermination du référent du mot « technique » (machine-objet-instrument ou
savoir-faire supposant un codage et des normes d’action autorisant son itération), ou encore celle de la hiérarchie des
savoirs techniques (savoirs savants ou savoirs profanes) pourront-elles servir d’entrée en matière. Philosophes modernes
et contemporains (Rousseau, Marx, Bergson, Canguilhem,  Leroi-Gourhan, Simondon, Deleuze, Derrida, Latour) seront
abordés.

* d’autre part, d’envisager, à travers des analyses de cas concrets, comment certaines technologies peuvent actuellement
constituer soit les leviers de nouveaux pouvoirs, soit les leviers de nouvelles émancipations et proposer des modèles
inédits de la décision et de l’action politique.

Le colloque se tiendra les 1er et 2 mars 2012 à l’Université de Liège et clôturera le séminaire organisé à l’automne 2011. Il rassemblera G.
Chamayou (Institut Max Planck) , X. Guchet (Paris I), F. Mélard (ULg), T. Venturini (Sciences Po Paris), B. Bernardi (CIPh) et E. Renault (ENS
Lyon) (sous réserve).

Cette activité s’inscrivant dans le cadre de l’école doctorale en philosophie près le FNRS, elle est ouverte aux doctorants dont les
travaux sont susceptibles de contribuer au thème développé cette année.

Les doctorants désireux de prendre la parole à cette occasion sont priés d’envoyer leurs coordonnées, un titre et un bref résumé (200 à 300 mots) de leur intervention pour le 1er décembre 2011 à denis.pieret@ulg.ac.be .

La participation active à cette séance pourra être valorisée dans le cadre de la formation doctorale (9 ects).

Vous êtes également invités à assister au séminaire qui se déroulera les vendredis suivants :

Calendrier du séminaire (automne 2011)

* 7/10 de 13h30 à 18h :

* Introduction (T. Berns, F. Caeymaex, J. Pieron)

* Technique et politique dans la Grèce antique (M.-A.
Gavray)

* 21/10 de 14h à 16h30 : Marx (J. Pieron)

* 28/10 de 14h à 16h30 : Heidegger et la cybernétique (T. Berns)

* 18/11 de 14h à 16h30 : Bergson (F. Caeymaex)

* 25/11 de 14h à 16h30 : Simondon (D. Debaise)

* 2/12 de 14h à 16h30 : Canguilhem (J. Pieron)

* 9/12 de 13h30 à 18h : Derrida (D. Giovannangeli) et J. Pieron
(Rousseau)

* 16/12 de 14h à 16h30 : Foucault (F. Caeymaex)

* 23/12 de 14h à 16h30 : Latour (G. Brausch et D. Pieret)


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