I. Kalinowski, FUSL, 5 et 12/12/2011

L’Ecole des sciences philosophiques et religieuses des Facultés universitaires Saint-Louis aura l’honneur de recevoir, dès ce lundi 5 décembre, Mme Isabelle Kalinowski (CNRS) pour la chaire de sciences des religions qu’elle a intitulée « Max Weber et la sociologie religieuse de l’amour ». L’horaire de cette chaire est le suivant : lundi 5 décembre, de 9h30 à 12h30 et de 14 h à 17 h ; lundi 12 décembre de 9h30 à 12h30 et de 14 h à 17 hLes séances auront lieu au local P61 (Facultés universitaires Saint-Louis, Boulevard du Jardin Botanique, n°43, 1000 Bruxelles, 6ème étage). La participation à cette chaire est libre et gratuite.

La sociologie religieuse de Max Weber ne prend pas seulement les théologies pour objet ; en les explorant, elle forge aussi pour la sociologie des outils conceptuels largement inspirés des modèles théologiques et de leur approche systématique et longuement éprouvée des pratiques humaines. Le lien entre sociologie et théologie se noue dans un niveau précis d’articulation de l’empirie et du concept, et de circulation entre les deux. Les quatre leçons sur « Max Weber et la sociologie religieuse de l’amour » illustreront cette double orientation. Weber historise l’amour comme phénomène social en dégageant les acceptions spécifiques que lui ont conféré les grandes religions ; mais il développe aussi, à partir de cette thématique de sa sociologie religieuse, une réflexion sur les modalités d’appréhension, en sociologie, de la causalité, de l’action ou encore de l’affect. Les quatre séances, fondées sur le corpus des études de sociologie des religions de Weber, porteront successivement sur 1. L’acosmisme de l’amour (christianisme oriental et bouddhisme) ; 2. Le non-amour (puritanisme) ; 3. Le conflit de l’érotisme et de la religion ; 4. La fraternité.

Isabelle Kalinowski, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégée et docteur de lettres allemandes, est chargée de recherche au CNRS. Elle travaille à Paris au sein du laboratoire « Pays germaniques : histoire, culture, philosophie » de l’Ecole Normale Supérieure. Spécialiste de l’œuvre de sociologie religieuse de Max Weber, elle a publié de nouvelles traductions commentées de L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme (Champs Flammarion 2000), Hindouisme et bouddhisme (2003), Sociologie de la religion (2006), Le Judaïsme antique (2010). Auteur, en 2005, des Leçons wébériennes sur la science et la propagande (Marseille, Agone), elle prépare actuellement un livre intitulé Le charisme. Lecture de Max Weber et une anthologie des textes de Max Weber sur le charisme.

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