Journée d’études, « La doctrine des catégories au tournant du XXe siècle », ULB, 12/09

28 juillet 2014

Journée d’études organisée par le Laboratoire de phénoménologie et d’herméneutique de l’Université libre de Bruxelles et l’Unité de Recherche Phénoménologies de l’Université de Liège.

AFFICHE : http://phi.ulb.ac.be/uploads/documents/Affiche%20-%20La%20doctrine%20des%20cat%E9gories.pdf

PROGRAMME

9h30 FEDERICO BOCCACCINI, ULg, FNRS. Brentano, la théorie des catégories et la définition de la substance

10h30 SÉBASTIEN RICHARD, ULB, FNRS. Catégories d’objet et modes d’être chez Meinong

11h45 GUILLAUME FAGNIEZ, ULB. Dilthey et les catégories de la vie

14h30 CHARLOTTE GAUVRY, ULg, Marie Curie Cofund. Catégorie constitutive et catégorie réflexive chez Emil Lask. La formalisation à l’orée de la phénoménologie

15h30 RAPHAËL EHRSAM, Univ. Cambridge. Le catégoriel chez Emil Lask et Clarence Irving Lewis : un essai de comparaison

16h45 PIERRE-JEAN RENAUDIE, Univ. Porto, FCT. Le sol et la clé de voûte de la phénoménologie. L’usage phénoménologique des catégories chez
Husserl et Heidegger

PRÉSENTATION

Le paysage philosophique germanophone de la fin du XIXe siècle est
marqué par un retour de la problématique des catégories sur le devant de
la scène. Nous pensons spécifiquement aux travaux de Franz Brentano
(1838-1917) et de ses élèves, aux Néokantiens de l’école de Bade
(Wilhelm Windelband (1848-1915), Heinrich Rickert (1863-1936) ou Emil
Lask (1875-1915)) ou à Wilhelm Dilthey (1833-1911). Tant et si bien
qu’une certaine philosophie (celle de Lask par excellence) a pu se
présenter comme une doctrine des catégories à part entière. L’enjeu de
cette journée d’étude est d’interroger la place historique et le rôle
conceptuel qu’ont pu jouer les catégories à l’orée de la phénoménologie.

La première question que nous souhaitons poser est historique. Dans la
logique de la démarche transcendantale qui est la sienne et donc de
l’examen des conditions de possibilité formelles de la connaissance des
objets, Kant renoue avec la question aristotélicienne des catégories: il
postule l’existence de « purs concepts de l’entendement » ou « catégories »
seuls susceptibles de « fournir de l’unité aux diverses représentations
dans un jugement et [de] donner aussi à la simple synthèse de diverses
représentations dans une intuition une unité » (KRV, §10). L’intérêt
proto-phénoménologique pour les catégories se présente-t-il comme un
retour, par-delà l’idéalisme allemand, à cette problématique
transcendantale kantienne ou bien plutôt en un retour, par-delà Kant
lui-même, à la question aristotélicienne? L’enjeu problématique de cette
interrogation historique est le statut général de la forme catégoriale,
logique et/ou ontologique, et corollairement la fonction à assigner à la
subjectivité dans la mise en œuvre de cette fonction.

Si tant est qu’une certaine philosophie entende ainsi renouer avec
l’héritage kantien, qu’en retient-elle? Il semble que tout en épousant
le mouvement de la révolution copernicienne et la méthode
transcendantale, elle se ressaisit de la question des catégories tout en
reformulant, voire en abandonnant la méthode de la « déduction ». C’est ce
travail de reformulation de la déduction transcendantale que nous
entendons également interroger. Peut-on encore dire que les catégories
sont « déduites » des formes logiques du jugement, des objets logiques ou
du mouvement même de la vie? Et s’il y a lieu de mettre au jour un
processus « génétique » de la catégorie, quelles sont les implications
d’un tel déplacement relativement à la validité du catégorial?

C’est ainsi que le statut même des « catégories » entre dans le champ de
notre enquête. Leur domaine d’application redéfini, les catégories
sont-elles encore des concepts purs transcendantaux susceptibles
d’unifier l’expérience sensible? Les catégories ne doivent-elles pas
être repensées comme des formes logiques, sémantiques ou même
ontologiques? À travers la double référence à Kant et à Aristote mise en
œuvre à la fin du XIXe siècle, une articulation plus fine de ces
différences statutaires est recherchée qui est appelée à modifier la
problématique catégoriale.

Ainsi, c’est l’enjeu stratégique de la résurgence de cette problématique
catégoriale, notamment ses répercussions directes sur l’émergence de la
phénoménologie naissante (husserlienne et heideggérienne), que nous
souhaitons enfin interroger.

Guillaume Fagniez


Powers, Perception & Agency Summer School and Conference, 22-28/09, Rome

28 juillet 2014

http://www.powersperceptionandagency.ox.ac.uk

Summer School 22 – 26 September

(For graduate students and early-career researchers)

Classes taught by Drs Anna Marmodoro (http://www.philosophy.ox.ac.uk/members/research_staff/anna_marmodoro)

and Erasmus Mayr (http://www.torch.ox.ac.uk/dr-erasmus-mayr)

Location: British School at Rome

***

Conference 27-28 September

Location: Loyola University, Rome Centre

(open to all)

Registration and Booking is now open via our online shop:

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Speakers: John Heil (Washington University St Louis), Stephen Mumford (University of Nottingham), Peter Simons (Trinity College Dublin) and Rowland Stout (University College Dublin)

Discussants: Mario De Caro (Roma Tre), Mauro Dorato (Roma Tre), Claudio Calosi (Urbino), Giorgio Lando (Scuola Normale Superiore), Stefano Di Bella (Milano) and Susi Ferrarello (John Felice Roma Centre)

The costs of the summer school and conference are as follows:

a) summer school attendance €50

b) conference attendance €20

c) summer school and conference attendance + accommodation and dinners is €450

We are unable to provide any financial assistance towards this fee.

For more information on the summer school, including teaching schedule and additional resources visit: http://www.powersperceptionandagency.ox.ac.uk

For further enquiries please email: power@philosophy.ox.ac.uk


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