« Google or not Google ? », Epistémologie et philosophie politique du moteur de recherche, ULB, 27/10

Présentation

Les moteurs de recherche sont aujourd’hui des interfaces incontournables
pour chercher, trouver et explorer le territoire expansif du Web et semblent
ainsi être devenus des acteurs cruciaux pour structurer, trier,
hiérarchiser, catégoriser ce qu’on appelait auparavant l’espace public ou
plus largement la société civile. En réalité, – alors même qu’ils visent à
rendre le monde plus transparent, et l’information également accessible à
tous – ils sont devenus une interface opaque, un réflexe langagier et
cognitif (« Googler ») ainsi qu’un enjeu politico-économique de taille. Pour
beaucoup, les moteurs de recherche seraient synonymes du Web et ce dernier
serait synonyme d’Internet.

Organisé dans le cadre du projet de recherche fondamentale « Mise en nombres
et gouvernementalités contemporaines : la gouvernementalité algorithmique »
financé par le FNRS (PDR-FRFC) regroupant le Centre de Recherche en
Philosophie de l’Université Libre de Bruxelles, le Centre de Recherche
Information, Droit et Société de l’Université de Namur, et le

Centre d’Etude sociologique (CES) et le Centre d’Anthropologie, sociologie
et psychologie-études et recherches (CASPER) de l’Université Saint
Louis-Bruxelles, cet atelier d’une journée sera consacré aux moteurs de
recherche , abordés sous l’angle interdisciplinaire de leurs enjeux
épistémiques, politiques, juridiques, sociologiques et éthiques. Avec une
attention particulière accordée à leurs dimensions philosophiques, nous
tenterons notamment d’aborder les questions suivantes : les moteurs des
recherches produisent-ils des savoirs et des modes d’évaluation spécifiques?
Les effets de gouvernement produits par cette nouvelle gouvernementalité
algorithmique ne rendent-ils pas nécessaire de consacrer de nouveaux droits
individuels et/ou collectifs ? De nouvelles obligations pour les moteurs de
recherche, en rapport avec leurs nouvelles capacités de gouvernement des
conduites ? Redessinent-ils les limites de l’espace-temps public ? Dans
quelle mesure sont-ils susceptibles de favoriser ou, au contraire, de
court-circuiter les processus de constitution d’un commun ou d’un agir
collectif ?

Local :  AY2.112


Programme

(45 minutes de communication et 30 minutes de discussion)

9h00

Accueil et présentation

9h15 – 10h30

Karl Mailand (Ippolita)

« Autodéfense numérique: pistes pour désarticuler l’hégémonie googolienne »

Répondant : Jérémy Grosman (UNamur)

Pause café

10h45 – 12h00

Dominique Cardon (Orange Labs, LATTS)

« Dans l’esprit du PageRank. Une enquête sur l’algorithme de Google »

Répondant : Martin Gillard (ULB)

Déjeuner

14h00 – 15h15

Maryant Fernandez Perez (European Digital Rights)

« L’arrêt Google Espagne: une vue d’ensemble »

Répondant: Quentin Van Enis (UNamur)

15h15 – 16h30

Séverine Dusollier (SciencesPo Paris, Université de Namur – CRIDS)

« Entre privé et public: Google peut-il faire repenser le droit ? »

Répondant : Alain Strowel (Université St. Louis)

Pause café

16h45 – 18h00

Discussion autour des travaux de

Matteo Pasquinelli

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