9e séminaire annuel 2015 – Phénoménologie et grammaire: Lois des phénomènes et lois de la signification

Du 4 au 8 mai 2015, Université de Liège.
http://www.pheno.ulg.ac.be/colloques/201505-grammaire/fr/

Pour la 9e année consécutive, l’unité de recherche « Phénoménologies » de l’Université de Liège organise un séminaire de recherche en philosophie phénoménologique. Le thème choisi cette année est : « Phénoménologie et grammaire : lois des phénomènes et lois des significations ».

Dans le prolongement des travaux sur l’analyticité formelle de Bernard Bolzano, la phénoménologie naissante se caractérise par une attention à la structuration du sens selon des principes purement formels qui conditionnent la possibilité même de la signification. L’enjeu du séminaire est d’interroger le type de formalisme qui est en jeu à l’origine de la phénoménologie pour en préciser les sens et en tester la longévité.

La question se pose tout d’abord de savoir si l’hypothèse d’une légalité purement grammaticale est pertinente et quels rapports elle entretiendrait avec


1) la légalité spécifiquement linguistique liée à l’expression de ces
significations dans telle ou telle langue ou même dans le langage en
général. Les catégories de signification et les lois de leur combinaison
précèdent-elles tout langage ?
2) la légalité ontologique qui est celle des objets pensés à travers ces
significations. Les objets imposent-ils leur structure aux significations à
travers lesquelles on les pense ou, au contraire, les significations
imposent-elles leur structure aux objets pensés à travers elles ?
3) la légalité phénoménale qui régit plus particulièrement l’expérience
sensible (synthèses passives, etc.).
4) Par ailleurs, on peut se demander si cette légalité grammaticale dégagée
par Husserl est purement syntaxique (c’est-à-dire qu’elle se définirait
essentiellement par opposition aux combinaisons de signification insensées
parce que syntaxiquement mal formées comme « vert est ou ») ou si elle est
également sémantique (c’est-à-dire qu’elle se définirait également par
opposition aux combinaisons de signification insensées parce qu’absurdes
comme « le nombre 2 est vert »).

Outre ces questions, mériteraient notamment d’être interrogés :

– l’histoire des concepts de forme, de syntaxe et de grammaire (chez
Bolzano, Brentano, Husserl, Marty, Bühler, etc.) ;
– la postérité critique de la grammaire pure husserlienne dans la tradition
phénoménologique (Heidegger, Derrida, …) ;
– la manière dont, en combinant les grilles d’analyse de la phénoménologie
et du structuralisme (Saussure), certains penseurs (Merleau-Ponty,
Sartre, .) ont cherché à penser la structuration des significations ainsi
que ses fondements linguistiques et anthropologiques ;
– la postérité de la grammaire pure husserlienne dans la logique et la
linguistique du XXème siècle (notamment dans les grammaires catégorielles :
Lesniewski, Adjukiewicz, Bar-Hillel, Montague, Chomsky, .) ;
– les rapports que cette notion de grammaire entretient avec une notion
comme celle de « grammaire philosophique » chez Wittgenstein (voir peut-être
aussi avec les analyses grammaticales du premier Russell) ;
– l’éventuelle extension de l’idée de grammaire (comme légalité des
significations) à des champs non verbaux comme celui des images.

*Orateurs invités*

Jocelyn Benoist, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Laurent Cesalli, Université de Genève
Janette Friedrich, Université de Genève
Élise Marrou, Archives Husserl de Paris
Friederike Moltmann, CNRS, Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques
Dominique Pradelle, Université Paris Sorbonne (Paris IV), Archives Husserl
de Paris

*Contact*

Charlotte Gauvry : c.gauvry[at]ulg.ac.be et Bruno Leclercq :
b.leclercq[at]ulg.ac.be

*Dispositions pratiques*

Organisé sur une semaine complète, ce séminaire a pour but d’offrir les
conditions d’une recherche collective en accueillant des contributions
originales des membres de l’unité de recherche et de chercheurs et
enseignants belges et étrangers.
Les communications dureront 45 minutes, avec 15 minutes additionnelles pour
les questions et la discussion.

Les propositions de communications (titre et abstract, 700 mots maximum)
sont à envoyer par courriel, pour le 15 janvier 2015 , à Ch. Gauvry
(c.gauvry[at]ulg.ac.be) et B. Leclercq (b.leclercq[at]ulg.ac.be),
exclusivement au moyen du formulaire de soumission (sur la page web du
séminaire).

Les propositions seront évaluées en aveugle par le bureau de l’URPh.
L’acceptation ou le refus sera notifié pour le 30 janvier au plus tard.

De plus amples renseignements (dispositions pratiques, formulaire de
soumission) ainsi qu’une présentation plus complète de la problématique sont
disponibles sur la page web du séminaire :
http://www.pheno.ulg.ac.be/colloques/201505-grammaire/fr/

Charlotte Gauvry
Post-doctorat Marie Curie COFUND
Université de Liège – Unité de recherche « Phénoménologies »
Département de Philosophie (Bât. A1)
Place du 20-Août, 7
4000 Liège – Belgique

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