Mardis intimes de la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale, UCL

Les mardis intimes de la Chaire Hoover (Mich) consistent en des rencontres plus informelles sur des thèmes plus techniques. Ils ont lieu tous les mardis à 12h45.

Les mardis intimes se déroulent le mardi de 12h45 à 13h55 précises.
À la Salle Vivès  (D-305, Place Montesiqueu 3, Louvain-la-Neuve).
Aucune inscription préalable n’est requise. Accès gratuit. Le responsable est Philippe Van Parijs

Désobéissance civile: en finir avec la posture défensive
Mardi 6/10/15, 12h45-14h, Salle Vives, Dupriez D307, 3 Place Montesquieu, LLN

Mardi intime de la Chaire Hoover introduit par Manuel CERVERA-MATZAL
Face à l’émergence puis à la démultiplication des actions de désobéissance civile (mouvements des droits civiques, Greenpeace, Faucheurs d’OGM…), plusieurs philosophes politiques ont soulevé la question de la légitimité de telles actions. Si désobéir à un régime dictatorial est légitime, voire même nécessaire, le problème est bien différent dans le cadre d’un régime démocratique. En effet, pourquoi enfreindre la légalité alors que la démocratie se caractérise justement par le fait d’offrir aux mécontents des moyens de contestation légaux comme la manifestation, la pétition et le boycott ? Qui plus est, si chacun est libre de transgresser une loi au seul motif qu’il la juge injuste, la société ne risque-t-elle pas de glisser vers le chaos généralisé ?
Tels sont donc les termes dans lesquels la pensée conservatrice a posé le débat : « la désobéissance civile est-elle légitime au sein de nos régimes démocratiques ? ». Face à cette interrogation, la réaction naturelle des défenseurs de la désobéissance civile est d’apporter différents arguments illustrant le caractère inoffensif – voire bénéfique – de la désobéissance civile. Je proposerai une autre réponse, plus radicale : ne plus s’excuser de désobéir, ne plus se plier au jeu des adversaires qui exigent des désobéissants qu’ils fournissent une justification de leurs actes. En finir avec une posture défensive. Ceux qui prennent la peine de légitimer leur désobéissance adhèrent inconsciemment au présupposé de leurs adversaires : à savoir que nous serions en démocratie et que, par conséquent, dans le conflit de légitimité qui oppose l’ordre juridique aux désobéissants civils, la charge de la preuve pèserait sur les seconds. Il convient d’inverser les rôles, de mettre les juges sur le banc des accusés.

Faut-il des incorruptibles pour lutter contre la corruption?
Mardi 20/10/15, 12h45-14h, Salle Vives, Dupriez D307, 3 Place Montesquieu, LLN
Mardi intime de la Chaire Hoover introduit par Marc-Antoine DILHAC (Université de Montréal)

Une théorie neutraliste de la tolérance est-elle plausible?
Mardi 20/10/15, 14h15-16h, Salle Vives, Dupriez D307, 3 Place Montesquieu, LLN

Séminaire introduit par Marc-Antoine DILHAC (Université de Montréal). Commentaire par Laurent de BRIEY (UNamur & UCL)

Théorie de la justice ou sociologie des injustices ?
Mardi 27/10/15, 12h45b-14h, Salle Vives, Dupriez D307, 3 Place Montesquieu, LLN
Mardi intime de la Chaire Hoover introduit par Jean-Pierre DERRIENNIC (Université Laval, Québec)
Dans une perspective plus proche de celle d’ Amartya Sen, que de celle de John Rawls, nos règles de justice doivent être justifiées de manière conséquentialiste et appliquées la plupart du temps de manière déontologique. Plutôt qu’une théorie de la justice on fait alors une sociologie des injustices, qui permet d’analyser plus clairement les rapports entre liberté et égalité, et d’imaginer des réformes concrètes des institutions économiques et politiques (Essai sur les injustices, Paris, Hermann, 2015).

Safe for Democracy: Why Criminals Should Keep their Voting Rights
Mardi 3/11/15, 12h45-14h, Salle Vives, Dupriez D307, 3 Place Montesquieu, LLN
Mardi intime de la Chaire Hoover introduit par Andrei POAMA (Sciences Po Paris, visiteur Chaire Hoover)

Démocratie et espaces publics: formels, virtuels, physiques
Mardi 10/11/15, 12h45-14h, Salle Vives, Dupriez D307, 3 Place Montesquieu, LLN
Mardi intime de la Chaire Hoover introduit par Patrick TURMEL (Université Laval, Québec)
Les théoriciens de la ville prennent parfois pour acquis, souvent de façon implicite, un lien de nécessité entre la présence d’espaces publics physiques en ville et la démocratie. Une position rarement bien étayée, mais qui s’appuie généralement sur de solides références philosophiques. La notion d’espace public est toutefois équivoque. Si les théoriciens de la ville entendent par espace public un lieu physique, la plupart des philosophes politiques l’entendent plutôt comme espace formel de délibération. La question qui nous intéresse est celle de savoir s’il demeure possible, au-delà de cette équivoque, de défendre la nécessité démocratique d’espaces physiques ouverts et accessibles, mais également celle de savoir si ces espaces peuvent être substitués sans perte démocratique par d’autres forums publics, notamment virtuels.

Freedom of the press – two conceptions
Mardi 24/11/15, 12h45-14h, Salle Vives, Dupriez D307, 3 Place Montesquieu, LLN

Mardi intime de la Chaire Hoover introduit par Markus MECKL, professeur d’histoire à l’université d’Islande (Akureyri)
Within Western democracies there exists a well-established agreement on the importance of a free press, since the nineteenth century it figures prominently in their constitutions. However, disagreement emerged as soon as the limits of freedom had to be defined. As much as everyone agreed on the necessity of having limits, there seemed to be no agreement on where these limits should be. The history of freedom of the press is a history of the debates on the limits and borders of a free press.
There is no “original meaning of freedom of the press,” a formula which gives thousands of search results on Google and is often used in order to give weight to an argument. Our modern understanding of freedom of the press is the result of different historical developments and philosophical ideas from the nineteenth century, which led to different limits for a free press. Personal rights and/or state interest have therefore different importance for the legal systems and perceptions in Germany and the English-speaking world.
These differences are explained by the fact that in the English speaking world John Stuart Mill’s argument for freedom dominated the debate while his justification based on Utilitarianism never prevailed in Germany. Not Mill but Kant’s ideas had a lasting impact on the German debate.

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