Appel à communications, Colloque Traduction et Philosophie, 5-7/05/17, ULg

(english below)

Appel à communications

Colloque Traduction et Philosophie, Université de Liège, 5-7 mai 2017

Conférenciers invités : Barbara Cassin, Marc de Launay, Lisa Foran

L’objectif de ce colloque, organisé par le Centre interdisciplinaire de recherches en traduction et en interprétation (CIRTI) et par le département de philosophie de l’Université de Liège, est de présenter les recherches les plus récentes sur les liens qui unissent philosophie et traduction. Deux axes seront privilégiés.

1. Traduction de la philosophie

La traduction de textes philosophiques s’inscrit, en général, dans un cadre exégétique où l’exigence première est la traduction « adéquate » des concepts. Dans cette optique, les traductions ou retraductions proposées sont autant d’interprétations des théories et des concepts développés par le philosophe traduit. Comment des choix de traduction (liés à la nature de la langue ?) modifient-ils la perception d’une œuvre ? Des malentendus (voire des contre-sens) peuvent-ils stimuler une nouvelle interprétation de l’œuvre traduite dans la langue cible ? D’une façon plus générale, quels sont les effets des traductions et des retraductions de textes philosophiques sur le développement de la pensée tant philosophique que traductologique ? La démarche traductive d’un philosophe-traducteur est-elle différente de celle d’un traducteur sans formation philosophique ? Y a-t-il une réflexion traductologique propre à la traduction d’œuvres philosophiques ?

2. Philosophie de la traduction

Le second axe de réflexion concerne les enjeux philosophiques soulevés par la traduction. En effet, selon Antoine Berman, « il existe une sorte d’‘affinité secrète’ entre le philosopher et le traduire à travers la diversité historique de leurs figures » (« L’essence platonicienne de la traduction »). Traduire est-il une forme de violence, un acte de cannibalisme ou permet-il précisément de dépasser la violence ? La traduction est-elle aussi un concept heuristique offrant une cartographie conceptuelle des mises en relations et en réseaux propres à une époque donnée ? Est-elle, tout autant, un outil épistémologique permettant de faire émerger de nouveaux problèmes et enjeux dans des champs situés à l’intersection de domaines tels que la philosophie du langage, la sociologie ou même l’écologie ?

Dans ce cadre, quelle place donner à l’intraduisibilité ? Fait-elle obstacle à la volonté universalisante de la traduction ou bien en est-elle sa condition de possibilité ? Figure-t-elle le lieu de tension où se manifeste l’instabilité fondamentale de la signification ? La traduction, par la reconnaissance de sa relation indéfectible à la langue, au langage et à l’altérité, offre-t-elle la possibilité d’un renouvellement des réflexions à leur égard ? L’émergence d’une « écologie de la traduction » (Michael Cronin, Translation and Globalization) permet-elle de redéfinir et de renégocier le lien qui unit l’humanité à sa propre diversité et, par extension, à son environnement et au monde ?

Ne sont présentées ici que quelques pistes de questionnement concernant les affinités entre traduction et philosophie.

Les communications, en anglais ou en français, ne pourront dépasser 20 minutes.

Une courte présentation du projet de communication (pas plus de 500 mots) sera envoyée à Valérie Bada (vbada[at]ulg.ac.be) et Bernard Smette (b.smette[at]ulg.ac.be) pour le 20 juillet 2016.

 

Call for papers

Conference on Translation and Philosophy, University of Liège, 5-7 May 2017

Guest speakers: Barbara Cassin, Marc de Launay, Lisa Foran

The present conference, coorganized by the Centre interdisciplinaire de recherches en traduction et en interprétation (CIRTI) and the philosophy department at the University of Liège, aims at exploring recent research on connections between philosophy and translation. Two approaches will be developed.

1. Translating philosophy

As a rule, a first requirement when translating philosophical texts is to adequately convey the various underlying concepts. In this respect each translation or retranslation offers its interpretation of the theories and notions used by the translated philosopher. How can translation choices (conditioned by the nature of the respective languages?) change the way a given work is perceived? Can misunderstandings (or plain mistranslations) open the door to new interpretations of the translated work in the target language? More generally, what is the impact of translations and retranslations of philosophical texts on the development of both philosophical and translatological theory? Is the approach of a translating philosopher in any way different from that of a translator without any philosophical training? Is there a specific branch of translation studies devoted to the translation of philosophical works?

2. The philosophy of translating

The second approach that will be developed is related to philosophical issues involved in translating. Is translating an act of violence, a form of cannibalism or does it provide a way of overcoming violence? Is not translation also a heuristic concept that provides a map of the mental and cultural networks that structure each culture at a given time as well as an epistemological tool that brings up issues emerging at the crossroads of areas such as philosophy of language, sociology, or indeed environmental studies?

In this context what is the function of untranslatability? Is it an obstacle to the universal project inherent in translation or is it the very condition that makes it possible? Does it reflect the fundamental instability of meaning? Does not translation open onto new perspectives on both language and otherness? Cannot the emergence of “translation ecology” (Michael Cronin, Translation and Globalization) help us to redefine and renegotiate the bond between humankind and its own diversity, and beyond, to its environment and to the world?

We have only sketched some possible avenues on affinities between translation and philosophy.

Papers will be delivered in English or in French and will not exceed 20 minutes.

A short abstract of no more than 500 words will be sent to Valérie Bada (vbada[at]ulg.ac.be) and Bernard Smette (b.smette[at]ulg.ac.be) by 20 July 2016.

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