Journée d’étude « Hannah Arendt et la tradition révolutionnaire », 3/05, UNamur

affiche hannah arendt jpeg

Le Département de philosophie et le Centre Esphin de l’Université de Namur organisent, dans le cadre du projet ARC « Philosophie critique de
l’à-venir. Imagination, temporalité, utopie » (UNamur / USL-B), une journée d’études consacrée à « Hannah Arendt et la tradition révolutionnaire ».

La journée se déroulera le 3 mai au local L32 (troisième étage de la Faculté de Philosophie et Lettres à l’UNamur).

ARGUMENTAIRE

En 1963, Hannah Arendt publiait son essai consacré à l’idée moderne de révolution. A partir d’une analyse croisée des révolutions américaine et française, Arendt entreprenait d’« apprendre ce qu’est une révolution – ses conséquences générales pour l’homme en tant qu’être politique, sa signification politique pour le monde dans lequel nous vivons, son rôle dans l’histoire moderne ». Par-là elle entendait ni plus ni moins que revisiter de fond en comble l’ensemble des catégories au travers desquelles nous pensons la politique depuis la fin du XVIIIe siècle. Penser et pratiquer la politique en termes de liberté (plutôt que de nécessité et de contrainte), de pouvoir-agir en commun (plutôt que de souveraineté), de bonheur public (plutôt que de bien-être privé), de commencement nouveau (plutôt que de répétition et de cycle), voilà quelques-uns des éléments qui, selon elle, ont façonné « l’esprit révolutionnaire » des modernes. Arendt terminait toutefois son essai par une touche mélancolique en déclarant que « l’incapacité à penser et à se souvenir a entrainé la perte de l’esprit révolutionnaire ». Retrouver le « trésor perdu » des révolutions modernes, cela signifie entre autres choses d’après elle conjurer la « malédiction » qui s’est abattue sur la politique et sur la pensée philosophique depuis qu’action et réflexion se sont faussés compagnie.

Où en sommes-nous aujourd’hui, cinquante ans après De la révolution, avec notre rapport à la tradition révolutionnaire moderne et à ses « trésors perdus » ? Quel est donc ce passé révolutionnaire qui hante le présent pour mieux le subvertir ? Quelle signification accorder à l’idée arendtienne d’une « tradition révolutionnaire » nous délivrant le message politique de constamment commencer à neuf ? Comment maintenir intacts l’esprit révolutionnaire et sa double exigence, en apparence contradictoire, de stabilité et de novation ? Que reste-t-il du désir révolutionnaire, tout séculier et strictement politique, de fonder « une cité terrestre éternelle » ? Telles sont quelques-unes des questions qui animeront cette journée d’étude autour de Hannah Arendt et de son essai sur la révolution, dans le but de faire droit à un héritage, intellectuel et politique, qui n’est décidément précédé d’aucun testament.

Avec le soutien du projet ARC ‘Philosophie critique de l’à-venir. Imagination, temporalité, utopie’ (UNamur / USL-B).

Contact : Louis Carré et Sébastien Laoureux – 0032 (0)81724089 / 724216 – louis.carre[at]unamur.be
Plus d’info : https://www.facebook.com/departementphilosophieunamuramur

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