Vittorio Hösle, « La crise écologique, une crise des fondements de notre culture ? », 17/05, UCL

Dans le cadre des séminaires GRICE (réflexion interdisciplinaire sur la crise écologique) et de l’école doctorale de philosophie (UCL), une journée séminaire sera organisée le 17 mai autour de la venue du philosophe Vittorio Hösle (université Notre Dame, USA) sur le thème « La crise écologique, une crise des fondements de notre culture ».

Salle Jean Ladrière – 14 place Cardinal Mercier – LLN

L’inscription est requise à l’adresse suivante: charlotte.luyckx[at]uclouvain.be.

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ARGUMENTAIRE
La question qui sera travaillée dans le cadre de ce séminaire est la question du fondement : la transition de notre société vers la soutenabilité peut-elle se traduire uniquement dans les termes d’une gestion des ressources et des externalités environnementales ou, au contraire, une telle transition suppose-t-elle inexorablement une modification en profondeur des représentations du monde. Une lecture philosophique de la crise écologique nous mène assez rapidement à une réflexion sur les axiomes qui constituent le sol ontologique de la modernité : le dualisme homme /nature, articulé à un anthropocentrisme éthique, lui-même chevillé à une représentation instrumentale de la nature participent d’un mouvement de réification du monde naturel qui tranche avec les représentations prémodernes. L’homme postmoderne se retrouve ainsi comme suspendu à sa propre subjectivité, déraciné, amputé d’une relation signifiante au monde naturel. Dans ce contexte, Vittorio Hösle voit dans la transition écologique une opportunité : cette crise nous invite à reconquérir un foyer métaphysique. Mais comment une telle aspiration peut-être se traduire politiquement, dans un contexte sociétal marqué par le pluralisme et dans un contexte intellectuel marqué par la finitude de la raison et la crainte des totalitarismes ? En d’autres termes, si la crise écologique est pensée comme une crise des fondements de notre civilisation, comment encourager l’émergence de nouveaux axiomes qui soient compatibles non seulement avec les limites planétaires, mais également avec les libertés individuelles dans le contexte de nos sociétés plurielles ?
L’évènement du 17 mai prochain entend apporter à la réflexion écologique l’éclairage singulier de cet éminent philosophe de l’écologie, qui frappe tant par la qualité de son travail philosophique que par le souffle qui se dégage de ses écrits, et l’amplitude des sujets qu’il embrasse.Les analyses qu’il propose de la crise écologique permettent tout à la fois de l’inscrire dans une réflexion plus vaste sur notre société, marquée par une profonde crise des valeurs, et sur son histoire. La chute du mur de Berlin en 1989 marque en effet pour lui la fin d’une ère, annonçant l’advenue d’un monde nouveau, marqué par une modification de nos visions du rapport de l’humain à la nature, une transformation de notre modèle politique, économique et juridique et une profonde réforme de l’éthique.

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