Journées d’étude, « Éclats du ‘rien’ en phénoménologie », 24-25/10, ULB

24 octobre 2016

« Chèr(e)s et chers Collègues,
Chèr(e)s ami(e)s de la philosophie,

J’ai le plaisir de vous convier aux deux journées d’étude consacrées à l’étude de la question du « rien » en phénoménologie que j’organise dans le cadre des travaux du laboratoire de phénoménologie et d’herméneutique de l’Université libre de Bruxelles, groupe de recherche intégré au Phi.

Elles s’y tiendront les 24 et 25 octobre prochains.

Veuillez trouver ci-joint le programme de nos travaux.

Au plaisir de vous y rencontrer,
Cordialement
Antonino Mazzù »

 

Programme

Lundi 24 octobre
Salle Janne, Institut de Sociologie, 44 av. Jeanne, 15ème étage
8 h 45 -­ 9 h 15. Accueil des participants.

Présidence : Guillaume Fagniez
9 h 15 -­ 9 h 30. Antonino Mazzù (Université libre Bruxelles)
Quelques mots d’introduction
9 h 30 -­ 10 h 15. Philippe Grosos (Université de Poitiers)
« Le rien, phénomène intotalisable »
10 h 15 -­ 11 h 00. Olivier Malherbe (FNRS/Université libre de Bruxelles)
« Ingarden et l’être intentionnel : un indispensable presque rien »
11 h 30 -­ 12 h 15. Delia Popa (Université catholique de Louvain)
« Le rien de l’imagination : le phénomène et son apparence »
12 h 15 -­ 13 h 30. Déjeuner.

Salle de projection de la Maison des Arts, 56 av. Jeanne, 2ème étage.
Présidence : Anne-Marie Roviello
14 h 00 ­- 14 h 45. Sylvaine Gourdain (Université saint Louis ­ Bruxelles)
« Le rien dans la phénoménologie heideggerienne de l’inapparent »
14 h 45 ­- 15 h 30. Juliette Simont (FNRS/Université libre de Bruxelles)
« Sartre : l’épreuve de la guerre et la découverte de la subjectivité comme néant »
16 h 00 ­- 16 h 45. Robert Alexander (Université libre de Bruxelles)
« Ogkorythme du rien. Vers une métaphysique phénoménologique fondamentale »

Mardi 25 octobre
Salle Janne, Institut de Sociologie, 44 avenue Jeanne, 15 ème étage.
Présidence : Guillaume Fagniez
9 h 00 ­- 9 h 45. Diego D’Angelo (Julius-Maximilians-Universität Würzburg)
« Not Things, but not Nothing. Merleau-Ponty’s Phenomenology of ‘Imperception’ and the Art of Lee Ufan »
9 h 45 -­ 10 h 30. Bruno Leclercq (Université de Liège)
« De tout et de rien. Maximalité et minimalité (intensionnelle ou extensionnelle) sont-elles elles-mêmes des objets ? »
10 h 30 ­- 11 h 15. Sibylle Gérain (Université Domuni/Université libre de Bruxelles)
« Essence du phénomène et réduction phénoménologique : la question du néant chez Michel Henry »
11 h 30 -­ 12 h 15. Christo Datso (Université libre de Bruxelles)
« La question du ‘rien’ aux limites de l’oeuvre de Hannah Arendt »
12 h 30 -­ 13 h 45. Déjeuner

Salle Janne, Institut de Sociologie, 44 avenue Jeanne, 15 ème étage.
Présidence : Robert Legros
14 h 00 ­- 14 h 45. Éric Clemens (Bruxelles)
« Le cri de la différance fondamentale »
14 h 45 -­ 15 h 30. Alexander Schnell (Université de Wuppertal)
« De la négativité en phénoménologie (‘phénoménologie générative’ vs. ‘nouveau réalisme’)

Avec le soutien de la Faculté de philosophie et sciences sociales de l’ULB, le Centre Phi et le groupe de contact du FNRS en phénoménologie.

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Journée d’étude « Phénoménologies de la temporalité, théories de l’historicité », 27/05, UNamur-FUSL

19 mai 2016

« Dans le cadre du projet de recherche ARC « Philosophie critique de l’à-venir. Temporalité, imagination, utopie », qui réunit l’Institut ESPHIN de l’Université de Namur et le Centre Prospéro. Langage, image et connaissance de l’Université Saint-Louis – Bruxelles, nous avons le plaisir de vous inviter, le 27 mai prochain, à la journée d’étude « Phénoménologies de la temporalité, théories de l’historicité ».
En espérant avoir le plaisir de vous rencontrer à cette occasion.

Bien cordialement

Sébastien Laoureux (UNamur) & Laurent Van Eynde (USL-B) »
PROGRAMME

10h00 : Christophe Bouton (Université Bordeaux Montaigne) : « La théorie critique de l’histoire entre analytique existentiale et épistémologie historique : Heidegger, Koselleck et Ricoeur »

11h30 : Florence Hulak (Université de Paris 8) : « La connaissance historique est-elle une pratique intersubjective ? »

14h00 : Laurent Perreau (Université de Picardie Jules Verne) : « Le sens de l’histoire selon Husserl »

15h30 : Jean-Claude Monod (CNRS/UMR 8547, Archives Husserl) : « Temps du monde et crise de l’histoire – Husserl, Heidegger, Blumenberg »

Le lieu: Université de Namur, Salle du Conseil (6ème étage, Faculté de Philosophie et lettres, 1 rue Grafé, 5000 Namur).

ARGUMENT

– Le but de cette journée sera de croiser deux perspectives sur le temps et sur l’histoire tout comme de s’interroger sur leurs potentialités respectives. La première perspective s’inscrit dans la lignée des traditions phénoménologiques (Husserl) et herméneutiques (Heidegger et Gadamer). Elle consiste à appréhender le temps depuis le foyer des actes intentionnels d’un sujet qui, pour être constituant, n’en est pas moins profondément marqué en retour par la structure de la temporalité. La seconde découle des différentes théories de l’histoire qui, après avoir définitivement pris congé des philosophies de l’histoire, ont souhaité aborder la question du temps et de l’histoire à partir du travail historiographique. Depuis les réflexions de l’Ecole des Annales (Braudel, Bloch), de l’épistémologie historique (Canguilhem, Bachelard, Foucault) ou encore de l’histoire sémantique (Koselleck, Blumenberg, Jauss), l’histoire apparaît moins comme étant liée à l’expérience du temps vécu comme un processus dont la rationalité propre ne dépend pas ultimement d’une quelconque subjectivité. Il est vrai que ces deux perspectives s’accordent sur le fait que le temps historique n’est en rien assimilable au temps cosmologique. Le temps historique a ceci de spécifique par rapport au temps naturel qu’à travers lui se maintient un irréductible écart entre « le champ de l’expérience » et « l’horizon d’attente ». Il se manifeste au travers d’une conscience historique « au double sens de conscience de faire l’histoire et conscience d’appartenir à l’histoire » (Ricoeur). Néanmoins, l’historicité du temps est abordée différemment selon qu’on accentue en lui le temps vécu de la subjectivité ou le temps d’un processus de rationalité objective opérant pour ainsi dire dans le dos des consciences. L’objectif de cette journée sera dès lors de croiser ces deux perspectives et de questionner leur légitimité respective afin d’enrichir une série de débats autour du temps et de l’histoire. Qu’en est-il de la continuité et de la discontinuité du temps historique à partir de ces deux approches ? Comment comprendre à partir d’elles la dialectique entre le structurel et l’événementiel, entre le synchronique et le diachronique ? Il s’agira également de prendre au sérieux les différentes tentatives de concilier ces perspectives phénoménologiques et historiographiques, à l’instar par exemple des idées avancées, d’une part, par Paul Ricoeur, de placer le récit dans l’entre-deux du temps vécu et du temps historique et, d’autre part, par Jan Patocka, de comprendre l’historicité à partir de l’émergence d’une problématicité venant mettre à mal notre rapport « naturel » au monde.


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