Séminaire des doctorants, 11/01, UCL

10 janvier 2018

La prochaine séance du séminaire des doctorants se tiendra ce jeudi 11 janvier 2018 à l’Université Catholique de Louvain.

Affiche : sdd_UCL_11_01_18

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Colloque « Que fait l’artification au concept d’art ? Approches philosophiques », UCL, 24-26/01/2018

14 décembre 2017

Il s’agit de se demander ce que les études sociologiques des phénomènes d’artification peuvent apporter de neuf à la pensée philosophique du concept d’art et à la compréhension philosophique de la scène artistique d’aujourd’hui. Tel est le but du colloque, dans le cadre duquel deux types d’approche seront privilégiées. Soit celle de l’histoire du concept moderne d’art (Art ou beaux-arts), soit celle de l’artification ou de la désartification d’objets ou d’activités particulières.

Si l’on est attentif aux origines et à la généalogie du concept moderne d’art, on sera frappé de certaines des conclusions tirées dans la postface que Nathalie Heinich a rédigée pour l’ouvrage déjà mentionné. Ainsi note-t-elle notamment, parmi les effets de l’artification, l’ennoblissement de la pratique, son autonomisation, son individualisation, son authentification et son « esthétisation ». Ceci vient-il confirmer que notre manière de parler et de nous rapporter à l’art aujourd’hui demeure (peut-être plus qu’on ne le pense habituellement ou qu’on ne le voudrait) tributaire de critères que nous devons au XVIIIe siècle ainsi qu’à la critique du goût et la constitution des beaux-arts et de leurs institutions ? « Car si toute beauté n’est pas artistique, écrit N. Heinch, […], et si tout art n’est pas forcément beau (…), il existe malgré tout dans la culture occidentale une forte congruence entre art et beauté. Il est donc logique qu’une activité ‘artifiée’ soit dès lors investie, tant chez ses producteurs que chez ses amateurs, par une recherche de beauté, quelles qu’en soient les définitions conjoncturelles » (p. 295). Par ailleurs, authentification et individualisation renvoient de pair au génie créateur, et l’autonomie à la définition d’une sphère artistico-esthétique, bref à une constellation de notions mise sur le devant de la scène par le XVIIIe siècle encore.

Selon le second axe, les mêmes conclusions pourront donner à penser quand N. Heinich reconnaît la rareté du processus de désartification, à savoir la perte de statut d’art par un art reconnu (p. 295) : il s’agit plus souvent d’artification non aboutie, ou en régression, de résistances à l’artification, que d’authentique désartification. Une artification complète et achevée ne peut-elle donc se défaire ? Voilà qui donne à réfléchir sur le sens du devenir-art d’une pratique ou d’objets. Le statut de l’architecture fait à cet égard question, lui aussi, en ce compris par rapport au concept historique de beaux-arts, du reste. On peut se demander si l’architecture n’aurait pas sa place dans la catégorie d’« artification partielle », à savoir une artification qui ne concerne qu’ « une partie seulement de [sa] production » (290), catégorie où l’on retrouve photographie et cinéma (dont l’artification est ‘achevée’ pour le cinéma d’art et d’essai seulement), ou la photographie dite ‘d’art’).

Par-delà les arts premiers, le hip-hop, la magie, le graffiti… et autres cas étudiés par la sociologie, et qui chacun pose la question de l’artification de manière spécifique, on pourrait en évoquer d’autres et leurs spécificités ; et s’interroger encore sur la signification et l’impact des phénomènes observés eu égard au lien sémantique entre art(s) et culture(s).

Le colloque aura lieu du 24 au 26 janvier 2018. Adresse du jour : Auditoire Socrate 240 – Collège Mercier – Place Cardinal Mercier, 14

Programme : depliant artification bat

Inscription obligatoire à l’adresse https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/isp/cep/inscription-au-colloque-que-fait-l-artification-au-concept-d-art-approches-philosophiques.html

Pour plus d’informations, consultez l’adresse https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/isp/evenements/artification.html

Contact : danielle.lories[at]uclouvain.be


Séminaire doctoral, « Que fait l’artification au concept d’art ? Approches philosophiques », 25-26/01/18, UCL

3 octobre 2017

LISP 3300 Que fait l’artification au concept d’art ? Approches philosophiques

Il s’agit de se demander ce que les études sociologiques des phénomènes d’artification peuvent apporter de neuf à la pensée philosophique du concept d’art et à la compréhension philosophique de la scène artistique d’aujourd’hui. Tel est le but du colloque, dans le cadre duquel deux types d’approche seront privilégiées. Soit celle de l’histoire du concept moderne d’art (Art ou beaux-arts), soit celle de l’artification ou de la désartification d’objets ou d’activités particulières.

Si l’on est attentif aux origines et à la généalogie du concept moderne d’art, on sera frappé de certaines des conclusions tirées dans la postface que Nathalie Heinich a rédigée pour l’ouvrage déjà mentionné. Ainsi note-t-elle notamment, parmi les effets de l’artification, l’ennoblissement de la pratique, son autonomisation, son individualisation, son authentification et son « esthétisation ». Ceci vient-il confirmer que notre manière de parler et de nous rapporter à l’art aujourd’hui demeure (peut-être plus qu’on ne le pense habituellement ou qu’on ne le voudrait) tributaire de critères que nous devons au XVIIIe siècle ainsi qu’à la critique du goût et la constitution des beaux-arts et de leurs institutions ? « Car si toute beauté n’est pas artistique, écrit N. Heinch, […], et si tout art n’est pas forcément beau (…), il existe malgré tout dans la culture occidentale une forte congruence entre art et beauté. Il est donc logique qu’une activité ‘artifiée’ soit dès lors investie, tant chez ses producteurs que chez ses amateurs, par une recherche de beauté, quelles qu’en soient les définitions conjoncturelles » (p. 295). Par ailleurs, authentification et individualisation renvoient de pair au génie créateur, et l’autonomie à la définition d’une sphère artistico-esthétique, bref à une constellation de notions mise sur le devant de la scène par le XVIIIe siècle encore.

Selon le second axe, les mêmes conclusions pourront donner à penser quand N. Heinich reconnaît la rareté du processus de désartification, à savoir la perte de statut d’art par un art reconnu (p. 295) : il s’agit plus souvent d’artification non aboutie, ou en régression, de résistances à l’artification, que d’authentique désartification. Une artification complète et achevée ne peut-elle donc se défaire ? Voilà qui donne à réfléchir sur le sens du devenir-art d’une pratique ou d’objets. Le statut de l’architecture fait à cet égard question, lui aussi, en ce compris par rapport au concept historique de beaux-arts, du reste. On peut se demander si l’architecture n’aurait pas sa place dans la catégorie d’« artification partielle », à savoir une artification qui ne concerne qu’ « une partie seulement de [sa] production » (290), catégorie où l’on retrouve photographie et cinéma (dont l’artification est ‘achevée’ pour le cinéma d’art et d’essai seulement), ou la photographie dite ‘d’art’).

Par-delà les arts premiers, le hip-hop, la magie, le graffiti… et autres cas étudiés par la sociologie, et qui chacun pose la question de l’artification de manière spécifique, on pourrait en évoquer d’autres et leurs spécificités ; et s’interroger encore sur la signification et l’impact des phénomènes observés eu égard au lien sémantique entre art(s) et culture(s).

Programme

En construction

 

Pour plus d’informations : https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/isp/seminaire-de-3eme-cycle-2017-2018-0-1.html


Séminaire doctoral, « La philosophie de la nature de Hegel et son actualité », 26-27/10, UCL

3 octobre 2017

LISP 3100 : Olivier Depré, La philosophie de la nature de Hegel et son actualité

Il y a un préjugé de longue date contre la philosophie de la nature de Hegel, cette « partie honteuse » (H. Höffding) du système hégélien ; ‑ un préjugé qui a pris naissance dans la deuxième moitié du 19e siècle et qui règne encore aujourd’hui. La récente « Hegel-renaissance » à laquelle on assiste dans le monde anglo-saxon, menée par des philosophes comme Robert Brandom, John McDowell, Terry Pinkard ou Robert Pippin, a redécouvert les arguments de l’idéalisme allemand, mais n’a jusqu’à présent pas encore conduit à une révision de cette vision négative de la Naturphilosophie. Dans l’état actuel de la littérature, seules quelques études examinent la philosophie de la nature de Hegel (Illetterati 1995; Houlgate 1999; Stone 2004, et, en France, Bouton 2000; Renault 2002). Le but de ce séminaire est de contribuer à surmonter cet état de fait. Notre hypothèse de travail est que la philosophie de la biologie de Hegel peut être comprise comme préfigurant plusieurs questions fondamentales du discours philosophique contemporain, notamment en ce qui concerne les débats sur le naturalisme, la relation entre l’humain et le vivant, ou le rapport entre nature et esprit. Le séminaire abordera la philosophie de la nature de Hegel : (1) dans son contexte historique, (2) dans sa logique interne, (3) dans sa relation possible avec des débats philosophiques plus récents.

Programme (inscription souhaitée auprès du prof. O. Depré : olivier.depre@uclouvain.be)

26 Octobre, Après-midi
15:00 O. Depré (UCL), Introduction
15:30 A. Gambarotto (UCL), Comment lire la philosophie de la nature de Hegel aujourd’hui
16.15 Pause café
16:45 D. Wittmann (Lyon), Peut-on parler de naturalisme hégélien ?
17h30 O. Petteni (ULg), Naturphilosophie hégélienne, cosmologie et corps textuels

27 Octobre, Matin
9:30 A. Stanguennec (Nantes), Hegel et la Naturphilosophie romantique
10:15 G. Gérard (UCL), La place de la philosophie de la nature dans le système
11:00 Pause café
11:30 C. Bouton (Bordeaux Montaigne), Nature et histoire chez Hegel
12:15 O. Depré (UCL), Conclusion des travaux

Pour plus d’informations : https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/isp/seminaire-de-3eme-cycle-2017-2018-0-1.html


Conference « Direct Empirical Status and the Ontology of Symmetries in Physics » & reading group on time in physics, UCL, 3-5/07

19 juin 2017

Conference « Direct Empirical Status and the Ontology of Symmetries in Physics » (3-4/07/2017) & Reading group on time in physics (5/07/2017), UCL

Possibilité de valider la participation pendant les trois journées dans le cadre de la formation doctorale

3-4 juillet 2017 : Conférence sur le statut empirique direct et l’ontologie des symétries en physique

Conférenciers invités :
• Gordon BELOT (UMichigan, États-Unis): « Taking it to the limit »
• Valeriya CHASOVA (UCLouvain, Belgique): « What symmetries with DES look like, how gauge symmetries are useful for the DES and what the IES adds to the picture »
• Alexandre GUAY (UCLouvain, Belgique): « Why gauge? Rovelli and Teh on electrodynamics »
• Richard HEALEY (UArizona, États-Unis): « A qualified defense of orthodoxy »
• James LADYMAN (UBristol, Grande-Bretagne): « In what sense, if any, of ‘direct empirical consequences’ do local symmetries have them, and why does it matter, if at all? »
• David WALLACE (USC, États-Unis): « On symmetry and observability »

Conférenciers choisis :
• Juliusz DOBOSZEWSKI (Jagiellonian University, Pologne): « Equivalent and inequivalent spacetimes »
• Samuel FLETCHER (MCMP, Allemagne & UMinnesota – Twin Cities, États-Unis): « Approximate space-time symmetries »
• Simon FRIEDERICH (UGroningen, Pays-Bas): « Direct empirical significance and physical identity »
• Leon LOVERIDGE (Utrecht University, Pays-Bas), en collaboration avec Paul Busch & Takayuki Miyadera: « Shadows of symmetry: absolute and relative in quantum theory »
• Joanna LUC (Jagiellonian University, Pologne): « Two divisions of symmetries and some of their consequences »
• Quentin RUYANT (UCLouvain, Belgique & URennes 1, France): « Symmetries and indexicals »
• David SCHROEREN (Princeton University, États-Unis): « Symmetry and the real definition of physical properties »
• Ward STRUYVE (LMU Munich, Allemagne): « Spontaneous symmetry breaking and the Higgs mechanism: Lifting the veil of gauge »

5 juillet 2017 : Séance finale du groupe de lecture sur le temps en physique • David WALLACE (USC, États-Unis) discutera du temps en physique statistique et quantique

Pour vous inscrire à l’un ou l’autre des événements, veuillez envoyer à l’adresse des2017[at]sciencesconf.org les informations suivantes :
• nom complet ;
• affiliation ;
• dates de présence ;
• si vous voudriez venir au dîner.

La participation dans la conférence est gratuite, à part pour le dîner. Le programme complet, les résumés des interventions et les informations pratiques se trouvent sur le site de la conférence : http://des2017.sciencesconf.org


Appel à contributions, Colloque « Que fait l’artification au concept d’art ? Approches philosophiques », UCL, 25-26/01/18

19 juin 2017

Titre : « Que fait l’artification au concept d’art? Approches philosophiques »
Lieu et dates : 25 et 26 janvier 2018, Louvain-la-Neuve, ISP.
(Programme complet sera publié à l’automne.)
Date limite d’introduction des propositions : 15 septembre 2017.
Adresse d’envoi : danielle.lories[at]uclouvain.be
Argumentaire et modalités des propositions: Colloque Artification 25 et 26 janvier 2018 appel à contribution doctorants.
Cette activité peut être comptabilisée comme participation à un séminaire spécialisé/ ou à un colloque international dans le cadre des activités de formation doctorale (ED1).


Laetitia Marcucci, Conférence « Corps marqués et figuration de l’humain à la Renaissance », 28/10, UCL

18 octobre 2016

La prochaine conférence du groupe de contact « Esthétique et Philosophie de l’art » (FRS-FNRS) aura lieu le 28 octobre 2016 à 16h30 à Louvain-la-Neuve.

Laetitia Marcucci
(Université d’Aix-Marseille)
Corps marqués et figuration de l’humain à la Renaissance :
les traités physiognomoniques et l’esthétique en dialogue

Pour plus d’informations, consultez l’affiche de l’événement (affiche-esthetique-et-philosophie-de-lart).


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