Séminaire doctoral, « Que fait l’artification au concept d’art ? Approches philosophiques », 25-26/01/18, UCL

3 octobre 2017

LISP 3300 Que fait l’artification au concept d’art ? Approches philosophiques

Il s’agit de se demander ce que les études sociologiques des phénomènes d’artification peuvent apporter de neuf à la pensée philosophique du concept d’art et à la compréhension philosophique de la scène artistique d’aujourd’hui. Tel est le but du colloque, dans le cadre duquel deux types d’approche seront privilégiées. Soit celle de l’histoire du concept moderne d’art (Art ou beaux-arts), soit celle de l’artification ou de la désartification d’objets ou d’activités particulières.

Si l’on est attentif aux origines et à la généalogie du concept moderne d’art, on sera frappé de certaines des conclusions tirées dans la postface que Nathalie Heinich a rédigée pour l’ouvrage déjà mentionné. Ainsi note-t-elle notamment, parmi les effets de l’artification, l’ennoblissement de la pratique, son autonomisation, son individualisation, son authentification et son « esthétisation ». Ceci vient-il confirmer que notre manière de parler et de nous rapporter à l’art aujourd’hui demeure (peut-être plus qu’on ne le pense habituellement ou qu’on ne le voudrait) tributaire de critères que nous devons au XVIIIe siècle ainsi qu’à la critique du goût et la constitution des beaux-arts et de leurs institutions ? « Car si toute beauté n’est pas artistique, écrit N. Heinch, […], et si tout art n’est pas forcément beau (…), il existe malgré tout dans la culture occidentale une forte congruence entre art et beauté. Il est donc logique qu’une activité ‘artifiée’ soit dès lors investie, tant chez ses producteurs que chez ses amateurs, par une recherche de beauté, quelles qu’en soient les définitions conjoncturelles » (p. 295). Par ailleurs, authentification et individualisation renvoient de pair au génie créateur, et l’autonomie à la définition d’une sphère artistico-esthétique, bref à une constellation de notions mise sur le devant de la scène par le XVIIIe siècle encore.

Selon le second axe, les mêmes conclusions pourront donner à penser quand N. Heinich reconnaît la rareté du processus de désartification, à savoir la perte de statut d’art par un art reconnu (p. 295) : il s’agit plus souvent d’artification non aboutie, ou en régression, de résistances à l’artification, que d’authentique désartification. Une artification complète et achevée ne peut-elle donc se défaire ? Voilà qui donne à réfléchir sur le sens du devenir-art d’une pratique ou d’objets. Le statut de l’architecture fait à cet égard question, lui aussi, en ce compris par rapport au concept historique de beaux-arts, du reste. On peut se demander si l’architecture n’aurait pas sa place dans la catégorie d’« artification partielle », à savoir une artification qui ne concerne qu’ « une partie seulement de [sa] production » (290), catégorie où l’on retrouve photographie et cinéma (dont l’artification est ‘achevée’ pour le cinéma d’art et d’essai seulement), ou la photographie dite ‘d’art’).

Par-delà les arts premiers, le hip-hop, la magie, le graffiti… et autres cas étudiés par la sociologie, et qui chacun pose la question de l’artification de manière spécifique, on pourrait en évoquer d’autres et leurs spécificités ; et s’interroger encore sur la signification et l’impact des phénomènes observés eu égard au lien sémantique entre art(s) et culture(s).

Programme

En construction

 

Pour plus d’informations : https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/isp/seminaire-de-3eme-cycle-2017-2018-0-1.html

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Séminaire doctoral, « La philosophie de la nature de Hegel et son actualité », 26-27/10, UCL

3 octobre 2017

LISP 3100 : Olivier Depré, La philosophie de la nature de Hegel et son actualité

Il y a un préjugé de longue date contre la philosophie de la nature de Hegel, cette « partie honteuse » (H. Höffding) du système hégélien ; ‑ un préjugé qui a pris naissance dans la deuxième moitié du 19e siècle et qui règne encore aujourd’hui. La récente « Hegel-renaissance » à laquelle on assiste dans le monde anglo-saxon, menée par des philosophes comme Robert Brandom, John McDowell, Terry Pinkard ou Robert Pippin, a redécouvert les arguments de l’idéalisme allemand, mais n’a jusqu’à présent pas encore conduit à une révision de cette vision négative de la Naturphilosophie. Dans l’état actuel de la littérature, seules quelques études examinent la philosophie de la nature de Hegel (Illetterati 1995; Houlgate 1999; Stone 2004, et, en France, Bouton 2000; Renault 2002). Le but de ce séminaire est de contribuer à surmonter cet état de fait. Notre hypothèse de travail est que la philosophie de la biologie de Hegel peut être comprise comme préfigurant plusieurs questions fondamentales du discours philosophique contemporain, notamment en ce qui concerne les débats sur le naturalisme, la relation entre l’humain et le vivant, ou le rapport entre nature et esprit. Le séminaire abordera la philosophie de la nature de Hegel : (1) dans son contexte historique, (2) dans sa logique interne, (3) dans sa relation possible avec des débats philosophiques plus récents.

Programme (inscription souhaitée auprès du prof. O. Depré : olivier.depre@uclouvain.be)

26 Octobre, Après-midi
15:00 O. Depré (UCL), Introduction
15:30 A. Gambarotto (UCL), Comment lire la philosophie de la nature de Hegel aujourd’hui
16.15 Pause café
16:45 D. Wittmann (Lyon), Peut-on parler de naturalisme hégélien ?
17h30 O. Petteni (ULg), Naturphilosophie hégélienne, cosmologie et corps textuels

27 Octobre, Matin
9:30 A. Stanguennec (Nantes), Hegel et la Naturphilosophie romantique
10:15 G. Gérard (UCL), La place de la philosophie de la nature dans le système
11:00 Pause café
11:30 C. Bouton (Bordeaux Montaigne), Nature et histoire chez Hegel
12:15 O. Depré (UCL), Conclusion des travaux

Pour plus d’informations : https://uclouvain.be/fr/instituts-recherche/isp/seminaire-de-3eme-cycle-2017-2018-0-1.html


Conference « Direct Empirical Status and the Ontology of Symmetries in Physics » & reading group on time in physics, UCL, 3-5/07

19 juin 2017

Conference « Direct Empirical Status and the Ontology of Symmetries in Physics » (3-4/07/2017) & Reading group on time in physics (5/07/2017), UCL

Possibilité de valider la participation pendant les trois journées dans le cadre de la formation doctorale

3-4 juillet 2017 : Conférence sur le statut empirique direct et l’ontologie des symétries en physique

Conférenciers invités :
• Gordon BELOT (UMichigan, États-Unis): « Taking it to the limit »
• Valeriya CHASOVA (UCLouvain, Belgique): « What symmetries with DES look like, how gauge symmetries are useful for the DES and what the IES adds to the picture »
• Alexandre GUAY (UCLouvain, Belgique): « Why gauge? Rovelli and Teh on electrodynamics »
• Richard HEALEY (UArizona, États-Unis): « A qualified defense of orthodoxy »
• James LADYMAN (UBristol, Grande-Bretagne): « In what sense, if any, of ‘direct empirical consequences’ do local symmetries have them, and why does it matter, if at all? »
• David WALLACE (USC, États-Unis): « On symmetry and observability »

Conférenciers choisis :
• Juliusz DOBOSZEWSKI (Jagiellonian University, Pologne): « Equivalent and inequivalent spacetimes »
• Samuel FLETCHER (MCMP, Allemagne & UMinnesota – Twin Cities, États-Unis): « Approximate space-time symmetries »
• Simon FRIEDERICH (UGroningen, Pays-Bas): « Direct empirical significance and physical identity »
• Leon LOVERIDGE (Utrecht University, Pays-Bas), en collaboration avec Paul Busch & Takayuki Miyadera: « Shadows of symmetry: absolute and relative in quantum theory »
• Joanna LUC (Jagiellonian University, Pologne): « Two divisions of symmetries and some of their consequences »
• Quentin RUYANT (UCLouvain, Belgique & URennes 1, France): « Symmetries and indexicals »
• David SCHROEREN (Princeton University, États-Unis): « Symmetry and the real definition of physical properties »
• Ward STRUYVE (LMU Munich, Allemagne): « Spontaneous symmetry breaking and the Higgs mechanism: Lifting the veil of gauge »

5 juillet 2017 : Séance finale du groupe de lecture sur le temps en physique • David WALLACE (USC, États-Unis) discutera du temps en physique statistique et quantique

Pour vous inscrire à l’un ou l’autre des événements, veuillez envoyer à l’adresse des2017[at]sciencesconf.org les informations suivantes :
• nom complet ;
• affiliation ;
• dates de présence ;
• si vous voudriez venir au dîner.

La participation dans la conférence est gratuite, à part pour le dîner. Le programme complet, les résumés des interventions et les informations pratiques se trouvent sur le site de la conférence : http://des2017.sciencesconf.org


Appel à contributions, Colloque « Que fait l’artification au concept d’art ? Approches philosophiques », UCL, 25-26/01/18

19 juin 2017

Titre : « Que fait l’artification au concept d’art? Approches philosophiques »
Lieu et dates : 25 et 26 janvier 2018, Louvain-la-Neuve, ISP.
(Programme complet sera publié à l’automne.)
Date limite d’introduction des propositions : 15 septembre 2017.
Adresse d’envoi : danielle.lories[at]uclouvain.be
Argumentaire et modalités des propositions: Colloque Artification 25 et 26 janvier 2018 appel à contribution doctorants.
Cette activité peut être comptabilisée comme participation à un séminaire spécialisé/ ou à un colloque international dans le cadre des activités de formation doctorale (ED1).


Laetitia Marcucci, Conférence « Corps marqués et figuration de l’humain à la Renaissance », 28/10, UCL

18 octobre 2016

La prochaine conférence du groupe de contact « Esthétique et Philosophie de l’art » (FRS-FNRS) aura lieu le 28 octobre 2016 à 16h30 à Louvain-la-Neuve.

Laetitia Marcucci
(Université d’Aix-Marseille)
Corps marqués et figuration de l’humain à la Renaissance :
les traités physiognomoniques et l’esthétique en dialogue

Pour plus d’informations, consultez l’affiche de l’événement (affiche-esthetique-et-philosophie-de-lart).


Colloque « Monde et individuation. Autour de Jan Patočka », 17-18/10, UCL

10 octobre 2016

Monde et individuation. Autour de Jan Patočka
Colloque international
17 et 18 octobre 2016
Université Catholique de Louvain, Institut Supérieur de Philosophie (Centre Europé)
Organisation : Claude Vishnu Spaak, UCL (claude.spaak[at]uclouvain.be), Nathalie Frogneux (nathalie.frogneux[at]uclouvain.be)

 

Affiche du colloqueaffiche-colloque-patocka

Programmeprogramme-colloque-patocka

Argumentaire :

Dans un texte de 1972 consacré à la pensée d’Eugen Fink, Jan Patočka écrivait :

« C’est [le monde] qui fait que les phénomènes soient phénomènes, qui les amène à la déterminité, à la limitation et à la délimitation, qui leur donne d’avoir une charpente interne et externe ; demeurant lui-même obscur dans le fond de son injonction ajointante, il amène tout à la lumière de l’apparaître. Ainsi, l’ordonnancement du monde règne comme quelque chose qui demeure en retrait, qui n’est rien de singulier, ni une somme ou un ensemble de singularités, mais ce dont procèdent les phénomènes, la source de ce qui est clair et la clarté comme telle » (J. Patočka, « Le tout du monde et le monde de l’homme. Remarques sur un essai contemporain de cosmologie », in Le monde naturel et le mouvement de l’existence humaine, trad. E. Abrams, Dodrecht, Boston, Londres, Kluwer, 1988, p. 268).

Avec ce texte s’ouvrait le champ d’une cosmologie phénoménologique, telle que Patočka tout autant que Fink avant lui (et qui certainement aurait pu contresigner ce texte) en formulèrent pour la première fois le programme. L’enjeu y était d’établir une théorie de l’apparaître qui dissociât correctement entre d’une part le domaine des individus apparaissants, qu’ils soient « d’espèce naturellement objective ou égologiquement subjective » (J. Patočka, Qu’est-ce que la phénoménologie, trad. E. Abrams, Grenoble, Millon, 1988, p. 239), et d’autre part le monde lui-même compris comme « champ phénoménal » ou « être du phénomène comme tel, qui ne peut être réduit à aucun étant qui apparaît en son sein et qu’il est donc impossible d’expliquer à partir de l’étant » (ibid.). Deux thèses étaient ainsi posées : premièrement une thèse phénoménologique classique selon laquelle les individus sont en tant seulement qu’ils apparaissent ; deuxièmement une thèse beaucoup plus audacieuse : l’apparaître des étants s’effectue par des processus d’individuation qui ne nécessitent pas en eux-mêmes le concours de la conscience, laquelle pour irréductible qu’elle soit n’est jamais que le mode d’être d’un apparaissant égologique individué, et qui présuppose à ce titre lui aussi le monde afin d’advenir.  D’où le problème le plus important pour une cosmologie phénoménologique : comment penser la constitution du champ phénoménal sans contrevenir à l’a priori de la corrélation entre d’une part le monde (ainsi que l’étant transcendant apparaissant sur son fond), et d’autre part la conscience qui s’ouvre à lui ? Peut-il y avoir un apparaître des choses sur la scène du monde sans que cet apparaître ne soit nécessairement et directement adressé à une conscience comme à son destinataire ? Comment peut-on penser phénoménologiquement la notion d’un apparaître anonyme, ou ce que Patočka conçoit comme « une manifestation dans laquelle les choses singularisées sont elles-mêmes intérieurement indifférentes, une manifestation qui n’est pas manifeste à elle-même, une manifestation plongée dans l’obscurité nocturne de l’étant et de l’être originaires » (J. Patočka, Monde naturel…, p. 100) ? Avec le programme d’une cosmologie phénoménologique, l’enjeu est donc bien de faire place à un questionnement sur le sens d’être de tout étant qui évite soigneusement ces deux écueils que sont : 1) l’idéalisme subjectiviste reconduisant tout sens d’être aux actes configurateurs de la conscience spirituelle ; 2) le naturalisme (si prégnant dans la représentation actuelle du monde à travers le regard de la science physique) réduisant toute réalité à sa seule teneur physique, c’est-à-dire matérielle.

Ces questions, qui donnent à ce colloque son cadre directeur, ouvrent à leur tour de nouveaux champs de problématisation, à la fois dans le sillage de l’œuvre de Patočka, mais également dans le reste de la tradition phénoménologique (Fink évidemment, mais déjà Husserl et Heidegger, sans minorer les pistes de réflexion plus récentes, notamment dans les pensées de Jonas, Maldiney, Dufrenne, Garelli, et surtout Renaud Barbaras). On sollicitera également des sensibilités différentes de la philosophie contemporaine récente, parfois critiques à l’égard du paradigme corrélationniste de la phénoménologie, mais dont le point commun avec elle cependant est de vouloir concevoir l’individuation comme un procès dynamique de constitution en référence sinon au monde, du moins à un certain sens du « pré-individuel » (Ruyer, Simondon, et jusqu’à Meillassoux). Voici quelques unes de ces autres pistes permettant à la fois de préciser et d’approfondir la réflexion de ce colloque :

1) Si le monde « fait [que] les phénomènes soient phénomènes », quel est le statut phénoménologique du monde lui-même ? Est-il lui-même phénomène, alors même qu’il est structurellement en retrait ? Vouloir phénoménaliser le monde, n’est-ce pas inévitablement le traiter comme individu, et en travestir son être de totalité ouverte, intotalisable ? Mais à l’inverse, refuser de traiter le monde comme phénomène, en l’abordant à la place comme structure ou légalité de tout apparaître, cela implique-t-il que l’interrogation cosmologique se situe tout compte fait à la lisière de la métaphysique ? Quel est en particulier le statut de ce « fond » d’indétermination primordial dont sont issus les phénomènes individués ?

2) Comment comprendre que le monde puisse être doté d’une opérativité, celle de constituer la totalité de ce qui est, de faire paraître les étants individuels ? Comment même comprendre que le monde puisse faire quoi que ce soit ? S’agit-il d’une production en un sens ontogénétique, d’une condition transcendantale d’intelligibilité, des deux ? Faut-il donc penser le monde comme un mouvement organisateur ? Mais si le mouvement n’est pas simplement une caractéristique toujours intramondaine des étants ou des systèmes matériels subissant des déplacements locaux, s’il y a plus profondément un mouvement qui désigne le procès du monde lui-même en vue de l’apparaître des étants dans l’ouvert, comment penser là encore cette thèse d’un monde mondifiant sans qu’elle ne vire en une proposition spéculative ?

3) Référer les phénomènes individués au monde, ce n’est pas seulement priver la conscience (humaine ou absolue) de la prérogative transcendantale d’en constituer le sens. C’est poser une thèse de grande ampleur, intéressante y compris pour la pratique scientifique : l’individualité est une caractéristique de la réalité objective elle-même, marquée par des processus d’individuation. C’est là une thèse forte, mais nécessitant comme telle d’être discutée : quelle est la validité phénoménologique de cet a priori de tous les a priori, à savoir qu’il existe des individus issus de processus d’individuation ? Quels sont-ils et comment se constituent-ils ? Un être vivant – de l’amibe à l’homme – est-il un phénomène individuel au même sens que l’est une structure matérielle inanimée, de la particule élémentaire à l’étoile ? À l’intérieur de chacun de ces découpages – matériels, inanimés – existe-t-il des différences, voire même des hiérarchies pour penser des degrés d’individuation ?

4) Référer l’individuation au monde, n’est-ce pas en définitive reconduire les individus à une physique de la manifestation, et courir le risque de ne plus pouvoir facilement rendre compte des procès d’individuation que l’homme accomplit ? À côté des existences matérielles et vivantes, il faut évidemment poser la question du statut des objets issus du pouvoir humain de production et de nomination, tout autant bien sûr que celle de la singularité de l’homme lui-même, abordé comme « configurateur de monde » (weltbildend), selon la formule de Heidegger dans les Concepts fondamentaux de la métaphysique. Les entités produites au sein de la réalité humaine n’ont-elles de réalité que conventionnelle ? Ou bien, s’il s’agit d’individus authentiques, quels en sont les conditions d’entrée en présence, étant donnée la thèse cosmologique concernant la provenance des individus dans le seul procès de constitution cosmique ? L’homme doit-il alors être compris comme une ouverture qui répond à l’ouverture primordiale du monde, de sorte à en prolonger l’œuvre ? Dans quelle mesure alors le monde constitue-t-il un destin pour l’homme, celui-ci pouvant façonner des mondes différents, susceptibles chacun de « faire époque », selon les décisions en fin de compte historiques par lesquelles il donne sens, par ses œuvres, au monde ?

Claude Vishnu SPAAK
(Université Catholique de Louvain)


Chaire Hoover, Books in Progress Workshop « Just Enough: Sufficiency as a Demand of Social Justice » (Liam Shields), 02/12, UCL

28 septembre 2016
Twice a year, the Hoover Chair organizes a workshop in Louvain-la-Neuve on a forthcoming book in the field of ethics or political theory. Several scholars are gathered to meet the author and discuss the various chapters of the book in progress.

Next event : 2 December 2016 : Just Enough: Sufficiency as a Demand of Social Justice, by Liam Shields. From 10 am to 5 pm. Louvain-la-Neuve (Room Dupriez 011. Place Montesquieu 3)

Programme

10am: Welcoming the participants
10.30: Introduction by Axel Gosseries and presentation of the book by Liam Shields
11: Politics and Distributive Justice – Pierre-Etienne Vandamme
11.15: Reply by the author
11.20: Collective discussion
11.30: What is Sufficientarianism? – Lasse Nielsen
11.45: Reply
11.50: Collective discussion
12: Coffee break
12.30: The Principle of Sufficient Autonomy – Chris Mills
12.45: Reply
12.50: Collective discussion
13: Lunch break
14.30: Sufficiency and Education – Danielle Zwarthoed
14.45: Reply
14.50: Collective discussion
15: A Good Enough Upbringing – Anca Gheaus and Tim Meijers
15.15: Reply
15.20: Collective discussion
15.30: Sufficiency and Global Justice – David Axelsen and Siba Harb
15.45: Reply
15.50: Collective discussion
16: General discussion
16.30: Concluding remarks (Axel Gosseries)

With the financial support of the University of Manchester’s School of Social Sciences.


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